Lundi 10 mai à 21h, Logis de Sorlut, salle des fête
Salim Hatubou reçoit Alain Mabanckou,
Jean-Luc Raharimanana et Nassuf Djailani.
(Sous réserve de modification)
Salim Hatubou
Ecrivain comorien était invité au festival 2009.
Nul doute qu’il aura cette année plaisir à faire se rencontrer
des écrivains dont deux nous ont déjà fait l’amitié
de venir à Plein Sud dans les années passées.
Romancier, poète, conteur d’origine comorienne, Salim Hatubou a grandi
dans un quartier Nord de Marseille.
Ayant une culture franco-comorienne, l’Å“uvre de Salim Hatubou
traite aussi bien de la société française que de la société comorienne.
Auteur engagé, il porte un regard avisé sur ses deux pays. Â
Il axe son Å“uvre sur l’identité et la mémoire. Spécialiste des contes populaires, il effectue depuis
de nombreuses années un très important travail de collectage
et d’écriture autour des contes traditionnels des Comores.
Engagé dans l’humanitaire, Salim Hatubou s’emploie actuellement à créer aux Comores La maison de Riama,
un centre culturel et éducatif destiné aux enfants vivant en milieu rural.
Alain Mabanckou, (Congo-Brazza)
Poète, romancier et chroniqueur, Alain Mabanckou
vit aujourd’hui aux Etats Unis où il enseigne la littérature
francophone et le « creative writing ».
Sa poésie est volontiers intimiste et d’inspiration très personnelle.
Dans ses romans, il décrit un univers bien à lui, cocasse et réaliste
à la fois, où les personnages, qu’ils vivent en Afrique ou à Paris,
se rient de leurs turpitudes.
Alain nous avait présenté «Bleu-Blanc-Rouge», son premier roman, sorti en 1998.
Depuis, il n’a cessé de publier, principalement des romans : en 2006, il obtient le prix Renaudot
avec « Mémoire d’un Porc Epic ».
Il revient avec son roman Black Bazar (Éditions du Seuil, 2009), classé parmi les 20 meilleures ventes
de livres en France, pour lequel il déclare :
« Je m’étonne d’avoir mis du rire dans les pages les plus graves que j’aie jamais écrites ».
Pour autant, s’il privilégie le roman, la poésie est toujours présente, comme un espace de respiration,
une pièce secrète: « Non, la poésie n’est pas morte. Elle est assise quelque part, guettant avec regrets
les passants indifférents. En réalité, il faut aller chercher la Poésie partout où elle s’est retirée ».
Jean Luc Raharimanana (Madagascar)
La littérature malgache est une île au large
du vaste continent littéraire africain.
Une île à l’identité propre qui ne se réduit guère à son africanité.
Jean-Luc Raharimanana vit en région parisienne.
Ses ouvrages sont traduits en allemand,
anglais, espagnol, italien. Madagascar, son île natale,
est au centre de son œuvre ou la violence du monde côtoie
la poésie la plus douce.
De la publication de « Lucarne » en 1996, son premier recueil de nouvelles
à l’arrivée de « Za » son roman publié en 2008, Jean-Luc travaille à la restitution de la mémoire
de son pays souvent bafouée ou falsifiée.
« Ecrire est ainsi une transcription presque brute de l’homme dans toutes ses dimensions :
historique, culturelle, spirituelle, magique… La notion de beauté ou d’esthétique y est secondaire.
C’est à la parole de s’en parer. » « … Il faut revenir à la dimension toute première de la lecture : la parole dite ».
Et le « Za » , de son dernier roman, « je » en français, se pare, s’empare de la parole
et ne la lâche pas : il n’a plus que la voix pour exprimer son rapport au monde ; c’est la seule liberté
qui lui reste, une liberté immense qu’il brandit dans son désespoir, celle du langage, celle du rire… Â
Za raconte le destin violent et tragique de l’un de ces humiliés de l’Histoire, de ces humbles
de Madagascar et… du monde entier.
Nassuf Djailani (Comores)
Né à Mayotte (Comores) en 1981, Nassuf suit des études
secondaires à Marseille, puis part à Bordeaux pour des études
d’histoire et de journalisme. Nassuf Djailani travaille pour la radio,
la télé et la presse écrite. Il vit entre les Comores et la France.
Journaliste le jour, auteur de fiction la nuit…
« Qu’est-ce qu’écrire sinon habiter le silence ? Fouiller dans ce qui n’est pas dit encore,
dans ce qui retournera de toute façon dans ce même silence ».
Extraites de « L’Arbre Anthropophage » de Raharimanana, ces phrases résument toute l’Å“uvre de Nassuf Djailani.
Questionner la mémoire pour comprendre son époque et les soubresauts que connaissent les îles
de l’archipel des Comores, Nassuf veut simplement sommer les mots afin qu’ils retirent du silence la vérité
de son archipel, de son peuple comorien pour que ce dernier puisse « se réconcilier avec la mémoire reconquise ».
son travail d’écriture est loin d’être celui d’un rebelle qui se rebelle contre les aînés «abandonniques ».
Mais c’est celui d’un être qui pense pour exister.
A son actif d’écrivain, deux recueils poétiques : « Spirale » et « Roucoulements » (Grand prix littéraire de l’Océan indien).
Il est aussi l’auteur d’un livre de nouvelles, « Une saison aux Comores », où il décrit avec humour et tendresse
les charmes et les travers de la société comorienne.
A paraître : « Rouge Bordeaux », recueil de nouvelles
« Comorian Vertigo », roman